Category

Articles

Prévention en Santé et sécurité au travail, sensibilisation n’est pas culture

By | Articles, Publications

 

 

Pour faire progresser les « résultats sécurité » (diminution de la fréquence et de la gravité des accidents) nombre de stratégies misent largement sur la formation et la sensibilisation du middle management et des acteurs de terrain. Vis-à-vis des budgets engagés, souvent conséquents, force est de constater l’efficacité bien relative de ces démarches, quand le top management ne porte pas suffisamment la « valeur » sécurité.

Pour « corriger le tir », c’est vers les top managers que les efforts de méthode et de pédagogie doivent être engagés. Car c’est à eux d’exprimer et de porter une vision, une stratégie, et d’agir au quotidien, au service d’une « saine culture de la prévention ».Ces conditions une fois remplies, les actions à destination du terrain prendront du sens, et porteront leurs fruits.  

 

Vous êtes dirigeant, membre d’un comité de direction, plus cette culture de la prévention est présente chez vous, plus vous répondrez oui aux questions ci-dessous.

  • Suis-je toujours exemplaire vis-à-vis de la sécurité lorsqu’on m’aperçoit sur le terrain ?
  • Est-ce vrai pour l’ensemble de l’encadrement ?
  • Est-ce que je communique en transparence, régulièrement, sur les enjeux, les objectifs, de la prévention S&ST ?
  • L’obtention de sécurité, la préservation de la santé, font-elles partie intégrante des processus, des projets dès la conception ? Imprègnent-elles les parcours de formations-métiers ?
  • Est-ce que je réponds toujours, objectivement, dans un délai approprié, aux anomalies, aux alertes, qui remontent du terrain, est-ce que je vérifie l’efficacité des actions menées ?
  • Des exigences S&ST figurent elles dans toutes les définitions de fonction ? Dans les objectifs individuels ? Dans les entretiens d’évaluation de performance ?
  • Suis-je capable, de sanctionner (positivement et négativement) les bonnes et mauvaises pratiques vis-à-vis des risques S&ST ? Savons-nous féliciter, récompenser, une équipe, un collaborateur, en lien avec des pratiques S&ST ?
  • Les coûts de la non sécurité, les responsabilités en cas d’accident, de maladie professionnelle, sont-ils expliqués, connus, par nos managers de proximité, par les opérateurs (et par moi-même) ?
  • Agir dans le sens de la sécurité confère-t-il un bénéfice réel à nos managers de proximité ?

Vous avez beaucoup de oui ? la « culture prévention » est présente chez vous, il y a fort à parier que vos risques sont correctement maîtrisés. Vos actions de formation et sensibilisation sont certainement issues de recueils de besoins en mode transverse, elles ont de bonnes chances d’avoir la valeur ajoutée attendue.

Peu de oui ? La prévention est un sujet banalisé chez vous. Si vous engagez des actions de formation, ne soyez pas étonné qu’elles n’aient pas ou peu d’impact sur les changements attendus.

Dans tous les cas, au plaisir d’échanger sur cet article !

Patrick PIZA

Développeur de cultures de prévention

ppiza@triadis.fr

0616703845

 

La gestion administrative des accidents de travail

By | Articles, Publications

S’il est fondamental de prévenir les accidents du travail, bien gérer la situation dès la survenue de l’Accident du Travail (AT) est également indispensable. Or peu d’entreprises savent le faire. Et vous ?

 

Quelques questions pour positionner le sujet :

 

  • Les dirigeants ont-ils conscience des enjeux, économiques notamment, mais aussi juridiques, et d’influence sur le climat social, liés à une mauvaise « gestion des AT » ?

  • Avez-vous une procédure de gestion des AT, décrivant la marche à suivre tant aux plans « management de la sécurité » que juridique ?

  • Vos encadrants de proximité savent-ils formaliser à chaud, précisément et sans oublis, les circonstances d’un AT, et détecter si des réserves seraient susceptibles d’être émises ?

  • Vos services S&ST, RH, Juridique, savent-ils gérer la prise en charge des victimes et les relations avec l’Administration après l’AT ?  :

    • Qu’a-t-on le droit de dire, de faire ?

    • quelles sont les bonnes pratiques et celles à proscrire ?

    • Sur quels critères précis peut-on faire des réserves, quand faut-il les faire ?

  • Connaissez vous les critères catégorisant les accidents de trajet vs Accident de Travail vs Accident vie privée ? Savez vous qui a la décision finale sur la catégorie d’accident ?

 

Nous avons comparé le niveau de maîtrise des points ci-dessus chez plusieurs de nos clients, et il s’avère que :

 

  • Peu d’entre eux maîtrisent convenablement le sujet,

  • Les « meilleurs » ont pu agir favorablement sur leur accidentologie, en misant sur des montées en compétences, consistant à

  • Bien comprendre ce que l’on a le droit de faire, et ce qu’il ne faut pas faire, en interne, et avec les administrations, en lien avec les AT

  • Doter les acteurs-clés d’outils simples, comme par exemple un formulaire pour décrire précisément les circonstances des AT avec la victime et/ou les témoins, ou encore des modèles de « lettres de réserve » adaptées à différentes typologies d’AT.

 

Un projet ? Une question ? Intéressé(e) par un Webinar d’une trentaine de mn sur ce thème avec un de nos consultants experts ?

 

Contactez Patrick PIZA – 0616703845 – ppiza@triadis.fr

 

A lire également :

Comment appréhender les nouvelles exigences de l’ISO 9001 concernant les risques et opportunités ?

By | Articles, Publications

 

La norme ISO 9001, dans sa dernière version datant d’octobre 2015, exige d’appréhender les « enjeux internes et externes » de l’entreprise, afin que le système de management y réponde au mieux. Elle demande de « tenir compte [de ces] enjeux et [de] déterminer les risques et opportunités qu’il est nécessaire de prendre en compte pour […] atteindre les résultats ».

Tentons d’abord de décoder ces exigences :

 

  1. Au niveau stratégique

  • Les enjeux internes sont assimilables aux Forces et Faiblesses de l’organisme vis-à-vis de son positionnement stratégique et des objectifs de performance recherchés

  • Les enjeux externes, quant à eux, peuvent être traduits en Opportunités et Menaces.

On aura reconnu l’approche « SWOT » (Strengths-Weaknesses-Opportunities-Threats), modèle d’analyse stratégique développé à Harvard il y a 50 ans. Il ne nous servira pas ici à élaborer la stratégie, ce pourquoi il était conçu à l’origine, mais plutôt à examiner comment le système de management pourrait répondre au mieux à cette stratégie.

 

A titre d’exemple, un enjeu concurrentiel (externe) pourrait être la capacité de l’entreprise à mettre sur le marché une nouvelle technologie. Pour le SMQ, est-ce que cela nécessite de retravailler son processus de conception ou sa démarche de conduite de projet ? Ou encore, faut-il créer un processus marketing, qui n’existait pas jusque-là ?

 

  1. Au niveau opérationnel 

  • Il s’agit de maitriser chaque processus, afin qu’il ne génère pas de non-conformité (et le moins possible d’événements indésirables) ; puis lorsqu’il est maitrisé, d’atteindre ses objectifs de performance

  • A cet égard, chaque processus possède donc ses propres Forces et Faiblesses

Pour simplifier et se « caler » sur les termes de la norme, nous appellerons « risques », les conséquences potentielles des faiblesses et des menaces, et nous nommerons « opportunités », les possibilités induites par les forces internes et les opportunités externes.

 

+

Enjeux internes

Forces

Faiblesses

Enjeux externes

Opportunités (externes)

Menaces

Tous enjeux

« Opportunités »
(internes et externes)

« Risques »

Nous pouvons déduire de ces éléments une démarche d’analyse applicable à chaque processus, sous la forme d’un jeu de questions :

 

  1. Quels sont les risques de non-maitrise ou d’anomalies de fonctionnement du processus ?

  2. Quels sont les risques de non-atteinte des objectifs de performance ?

  3. Quels sont les risques de non-contribution à la stratégie ?

Face à chacun de ces risques, il convient alors de recenser les moyens de prévention existants, et s’ils ne s’avèrent pas suffisants, d’alimenter un plan d’action pour le processus.

 

Dans le fonctionnement des processus au quotidien, on s’appuiera sur l’expérience pour lister les dysfonctionnements, anomalies, réclamations ou autres non-conformités déjà rencontrées (risques de non-maitrise). Puis on s’interrogera sur les facteurs susceptibles de dégrader la performance qualité/coût/délai : absence d’une personne, incompréhension de la demande, panne informatique, coût lié à l’urgence, délais d’approvisionnement… Enfin on pourra repérer les aspects de la stratégie que le processus doit prendre en compte, par exemple la stratégie de réponse aux appels d’offres, dans le processus éponyme.

 

Puis concernant les opportunités (internes et externes) :

 

  1. Quelles opportunités pouvons-nous exploiter systématiquement dans le processus, pour atteindre les performances ?

  2. Et quelles opportunités pour contribuer efficacement à la stratégie ?

  3. Et dans la mesure où les opportunités externes auraient un caractère durable ou répétitif : quelles opportunités externes devons-nous surveiller ?

 

De la même façon que pour les risques, on identifie les moyens en place pour exploiter ces opportunités.

 

Par exemple, l’opportunité d’une commande client peut être exploitée pour proposer à celui-ci d’autres produits ou accessoires susceptibles de l’intéresser. Sur une plateforme d’achat par internet, c’est le logiciel de prise de commande qui va s’en charger tout seul (CRM) . Dans un circuit d’achat traditionnel, on peut penser à l’exploitation d’un historique client…

 

Si les opportunités ne sont pas encore exploitées sous la forme de bonnes pratiques permanentes, on définit les actions nécessaires pour y parvenir (plan d’action).

Les opportunités externes ne peuvent pas toujours être anticipées ou peuvent être fugitives, auquel cas les actions ne seront pas « inscrites » dans le processus, mais décidées pour la circonstance (plan d’action) .

 

En conclusion, il est possible et souhaitable que les fiches descriptives de chaque processus soient agrémentées d’un tableau d’analyse des risques et opportunités. Ce tableau dresse en quelque sorte « l’état de l’art » sur le sujet au sein de l’organisme. Et bien sûr il s’enrichira au fil du temps !

 

Un projet ? Une question ? Intéressé(e) par un Webinar d’une trentaine de mn sur ce thème avec un de nos consultants experts ?

 

Contactez Hervé GARIN – 0676876522 – hgarin@triadis.fr

 

 

A lire également :

Votre Entreprise est-elle assujettie à la réglementation liée au Transport de Marchandises Dangereuses par route ?

By | Articles, Publications

Avant de penser non, lisez la suite !


Préambule

Dans le cadre de vos process de fabrication ou de la maintenance de vos installations, vous réceptionnez, expédiez des produits (lubrifiants, peintures …), des emballages vides non nettoyés ? Vous faites entretenir (pompage et nettoyage) votre débourbeur déshuileur chaque année… ? Si oui, votre entreprise est peut-être concernée par la réglementation liée au Transport de Marchandises Dangereuses (ADR) mais il se peut que vous l’ignoriez !
La réglementation, les responsabilités, et les sanctions applicables au transport de Marchandises Dangereuses par route, sont des sujets régis par des règles complexes, et de nombreuses sociétés connaissent mal ou même ignorent cette règlementation  et leurs responsabilités vis-à-vis du règlement ADR et de l’arrêté Français, dit « Arrêté TMD ».

 

Concerné ou pas ? trois exemples :

 

1. Lors d’une livraison en station-service, le chauffeur commet une erreur en dépotant du gasoil dans la cuve de SP95, il génère donc un mélange de produits (GO-SP95)
Afin de remettre la station-service en état de fonctionnement, la cuve contenant le mélange (GO-SP95) doit être intégralement pompée par un transporteur agréé.
La station-service qui n’était soumise à aucune obligation concernant le transport de marchandises dangereuses puisque faisant partie des exemptions du chapitre 1.3 de l’ADR, change de ce fait de statut et devient malgré elle « expéditeur » d’une marchandise dangereuse (Déchet de SP95 et GO) considérée dès lors comme un déchet.
Conformément à la Réglementation ADR complétée par la circulaire n° 2001-42 du 13 juin 2001 relative au contrôle des dispositions concernant le conseiller à la sécurité pour le transport des marchandises dangereuses, la station-service, en tant qu’« expéditeur » du déchet en vrac (citerne) doit désigner un Conseiller à la Sécurité , c’est-à-dire une personne titulaire d’une qualification, chargée d’aider à la prévention des risques pour les personnes, les biens ou l’environnement, inhérents à ces activités .

 

2. Il en va de même pour toutes les entités équipées d’un débourbeur-déshuileur. Elles sont soumises à cette obligation du fait de leur statut « d’expéditeur de déchet », soumis aux prescriptions de l’ADR, à chaque transport des déchets issus du pompage par un prestataire agréé.

 

3. Les garages automobiles pratiquent des prestations de vidanges des moteurs et récupèrent les huiles usagées qu’ils stockent dans l’attente d’une quantité suffisante pour expédition dans un centre de traitement agréé.
Lorsque le stockage d’huile usagée est plein, le garage contacte un prestataire agréé afin qu’il vienne pomper la cuve. A ce stade le garage devient « expéditeur » d’un déchet dangereux au sens de l’accord européen ADR et doit donc désigner un Conseiller à la Sécurité s’il y a sur une année plus de 2 transports en « colis » (fûts ou GRV) et plus de 1000 litres par transport.

 

Besoin d’y voir plus clair chez vous ?

 

La marche à suivre est :

  • Identifier la présence de matières dangereuses classées au sein de votre entreprise, et inspection des marquages et étiquetages de l’ensemble des matières réceptionnées. Pour ce faire, les Fiches de Données de Sécurité (FDS) indiquent au chapitre n° 14 « Informations Relatives au Transport » le statut des produits.
  • Faire un bilan des entrées et sorties de matières ou déchets, pour conclure sur  votre statut quant à la nécessité de disposer d’un conseiller à la sécurité. Nos conseillers à la sécurité sont en mesure de vous aider à faire ce bilan, et peuvent vous aiguiller sur vos différentes obligations légales et réglementaires.

Dans tous les cas, au plaisir d’échanger sur cet article !

Benoit TETART

Conseiller à la Sécurité , développeur de bonnes pratiques et savoir-faire en prévention des risques

btetart@triadis.fr

+330688574108

 

 

Synthèse

d1

d2

 

A lire également :

Gérer les risques avec méthode et rationalité

By | Articles, Publications

La norme ISO 9001  va, dans sa version attendue pour fin 2015, comporter une exigence de gestion des risques relatifs à la qualité. A for-tiori dans les entreprises qui sont déjà dotées d’un système de management intégré, la gestion des risques étend le champ d’étude potentiel à d’autres formes de risques, parmi lesquels la santé, la sécurité informatique, la sûreté, etc.

L’auteur présente une démarche opérationnelle de gestion des risques fondée sur le cycle PDCA d’amélioration continue : Préparer (Plan), Faire (Do), Vérifier (Check), Améliorer (Act). Face aux écueils  les plus fréquents  de ces démarches,  il insiste notamment sur les processus de décision.

Nouvelle Publication « PILOTER LA COMMUNICATION QSE »

By | Articles, Publications

Communiquer, c’est mettre en commun »….et celà ne s’improvise pas. Découvrez des méthodes et outils éprouvés dans le domaine « QSE » La maîtrise des enjeux QSE de toute entité passe par des pratiques de management appropriées, associées à quatre processus transverses : l’analyse des risques, le retour d’expérience, la formation, et la communication. Cette dernière est incontournable pour donner du sens aux objectifs et projets, pour percevoir le ressenti des collaborateurs, et les mobiliser efficacement. 

  • Cet ouvrage est un mémento qui présente une approche, éprouvée dans de nombreuses organisations, pour réaliser un diagnostic de performance de la communication, mettre au point des processus de communication interne et externe, puis les piloter
  • Vous pouvez commander directement une version compléte en cliquant sur l’image ci dessous lien vers le site AMAZON.fr